Une rencontre de haut niveau des ministres de l’Environnement a planché, mardi 10 mai à Abidjan dans le cadre de la Conférence des Parties de la Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse (COP15), sur le « la grande sécheresse : de catastrophe à la résilience face à la sécheresse ».
Siège de la grande muraille verte, c’est en août 1996 que la Mauritanie a ratifié la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres. Pour être aux avant-gardes de la politique stratégique de restauration des terres, la ministre mauritanienne de l’Environnement du Développement durable, Aissata Diallo plaide, dans le cadre des négociations, pour une approche intégrée. « C’est pourquoi, aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de définir et de mettre en œuvre des stratégies novatrices qui remettent ce capital perdu au cœur de nos priorités de développement ».
Dans son intervention, elle a relevé que son pays, à l’instar des autres du sahel, est confronté à la désertification, car ce phénomène concerne 84% du territoire national. Selon elle, en moyenne annuelle de 150.000 à 200.000 ha. Et les changements climatiques, les pratiques d’exploitation inadaptées comme le défrichement, l’extraction minière sont des facteurs qui contribuent à la désertification et la dégradation des terres sont.
C’est dans cette perspective que la ministre s’attelle, dit-elle, à traduire en acte effectif l’une des priorités du gouvernement mauritanien : la restauration des terres dégradées. « Nos priorités actuelles, c’est de relancer la dynamique de concertation et de coordination avec toutes les parties prenantes y compris la société civile pour envisager la mise à l’échelle des solutions basées sur la nature et l’agroécologie », ajoute-t-elle. Ce qui permettra de préserver la biodiversité, et favorise l’atténuation, l’adaptation au changement climatique en réduisant des risques de catastrophes.
Devant ses homologues des 197 pays, elle invite les partenaires techniques et financiers à soutenir la grande muraille verte. « Cet accompagnement va permettre à nos Etats de formuler des projets novateurs, de renforcer la gouvernance et d’assurer la cohérence des interventions des partenaires dans le cadre de la résilience face à la sécheresse », poursuit la ministre Aissata Diallo.
