La Fédération des Associations professionnelles des établissements de crédit (FAPEC) a tenu à Libreville du 6 au 7 mai la première édition des journées du banquier de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).
La rencontre de la capitale gabonaise avait pour but de réfléchir sur la relance de l’économie de la région après la pandémie du Covid 19,
Au-delà de la relance de l’économie, Henri-Claude Oyima, Président du groupe BGFIBank, première banque de la CEMAC, a mobilisé ses paires sur l’idée de convaincre les six Etats membres de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad) de ne plus recourir aux financements extérieurs. « Nous avons tout ce qu’il faut pour financer tous les grands projets de développement de la région », a confié à la presse M. Oyima parrain de cette première édition.
Cinq de six pays membres de la CEMAC sont producteurs de pétrole. Seule la Centrafrique ne produit pas de pétrole mais son sous-sol est riche en pierres précieuses. La CEMAC est surtout l’une des régions d’Afrique pourvoyeuses des matières premières (bois, minerais et pétrole).
Les banques de la région sont réputées être en surliquidité. Ce qui laisse croire que l’idéal de jouer à court et moyen terme le rôle de bailleurs de fonds de la zone n’est pas une utopie, une vue de l’esprit.
« Nous avons les ressources économiques, nous avons les hommes et nous avons les institutions », a pour sa part résumé Loukoumanou Waidi, président de la FAPEC.
