La Banque mondiale, à travers le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR), a fait savoir que le volume de gaz torché a atteint 144 milliards de mètres cubes (mmc) en 2021. Dans son dernier rapport paru en ce début du mois de mai, l’organisation a soutenu que cette pratique industrielle consistant à brûler en pure perte l’excédent de gaz naturel résultant de la production pétrolière a généré l’émission de près de 400 millions de tonnes d’équivalent carbone (eqCO2) l’année dernière.
Sur ce, l’instance souligne un impératif de décarboniser les économies pour éviter des scénarios catastrophiques à l’avenir pour l’environnement.
Selon les données satellitaires, dix pays ont été responsables des trois quarts du volume mondial de gaz torchés en 2021. Parmi eux, sept ont occupé les premières places du classement au cours de la dernière décennie. Il s’agit de la Russie, de l’Iraq, de l’Iran, des États-Unis, du Venezuela, de l’Algérie, du Nigéria, du Mexique, de la Libye et de la Chine. Les trois autres, à savoir le Mexique, la Libye et la Chine, ont connu une augmentation significative récente de la pratique du torchage.
« Le changement climatique est l’un des plus grands défis du développement de notre temps. Pour atténuer les dérèglements du climat, il est indispensable de mettre fin au torchage, une pratique polluante et source de gaspillage, et de décarboner la production de pétrole et de gaz, tout en accélérant la transition vers une énergie plus propre », explique Demetrios Papathanasiou, directeur mondial du pôle Énergie et industries extractives à la Banque mondiale.
Le GGFR est un fonds fiduciaire et une coalition de gouvernements, de compagnies pétrolières et d’organisations multilatérales qui s’efforcent d’éliminer le brûlage systématique de gaz à la torche sur les sites de production pétrolière du monde entier.
