Huit pays africains issus de plusieurs régions du continent ont annoncé la finalisation d’un projet intégrateur devant booster la compétitivité de leurs économies, en l’occurrence, l’interconnexion de leurs places boursières en vue de faciliter de part et d’autre, l’achat et la vente des actions et obligations cotées en bourse.
Des investisseurs ont désormais la possibilité, à partir des transactions transfrontalières digitalisées, d’échanger des titres cotés en bourse auprès d’un courtier local, ce qui permet d’améliorer la visibilité sur les produits des marchés des capitaux et d’augmenter la liquidité des titres des pays concernés.
En attendant l’adhésion des autres places boursières, ces pays pionniers que sont l’Afrique du Sud, le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, le Kenya, l’île Maurice, le Maroc et le Nigeria entendent impulser une nouvelle dynamique aux marchés financiers en Afrique.
« Les pays africains ont réalisé de grands progrès dans l’harmonisation de leurs règles de négociation des titres et nous nous préparons à débuter la négociation transfrontalière cette année », a déclaré Geoffrey Odundo, directeur général de la Bourse de Nairobi (NSE) à l’occasion du lancement du baromètre trimestriel de la NSE.
Selon des analystes, cette digitalisation des transactions transfrontalières constitue une « mini révolution » pour les économies africaines. Elle entre en droite ligne des préoccupations de l’Union africaine (UA) à travers la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) dont l’objectif est de renforcer les échanges intra-africains en vue d’accroître la compétitivité de leurs économies.
