L’activité économique dans la zone CEMAC devrait s’améliorer au deuxième trimestre de l’année 2022 en dépit d’un contexte géopolitique mondial incertain et d’une hausse sensible de l’inflation dans la sous-région. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête de conjoncture réalisée par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) auprès des chefs d’entreprises de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
L’optimisme des opérateurs, souligne la Banque centrale, reposerait essentiellement sur des cours du baril de pétrole favorables, conjugués avec une demande privée bénéficiant de l’éloignement du spectre de la pandémie de COVID-19 ainsi que d’une demande publique soutenant l’activité domestique. Ainsi, le taux de croissance du PIB réel de la CEMAC autour de 3% au premier trimestre 2022, contre 3,2 % un an auparavant devrait être consolidé au second trimestre.
Dans les détails, le secteur primaire devrait connaître une dynamique favorable avec une bonne tenue des hydrocarbures et des activités agricoles. L’on note également une évolution positive dans le secteur secondaire caractérisée par une demande en hausse notamment dans la branche des BTP. De son côté, le secteur tertiaire maintiendrait ses bonnes performances, dopé par les télécommunications et une reprise de l’activité hôtelière.
D’après des chiffres, la fin de l’année 2021 et le début de l’année en cours ont été marqués par le niveau général des prix contrastés avec une inflation de 1,6 % contre 2,3 % un an plus tôt. Une situation qui recommande la prudence, d’autant que les perspectives dans le commerce restent préoccupantes, en lien avec des difficultés d’approvisionnement marquées et une augmentation des prix des produits importés.
