L’atteinte de l’émergence projetée dans une dizaine d’années passe par l’accélération des réformes structurelles pour les pays de la sous-région. C’est l’une des recommandations fortes préconisées par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) le 15 avril 2022 à Douala, au terme de la 16è session du Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Pref-CEMAC).
Les Etats ont été invités à exploiter l’opportunité de l’amélioration des termes de l’échange pour favoriser la restauration des marges de manœuvre budgétaires et consolider la soutenabilité externe de la monnaie. Il est notamment question d’impulser une nouvelle et forte dynamique à la stratégie régionale de redressement économique et financier à travers les politiques économiques et financiers de deuxième génération avec le concours des bailleurs de fonds.
Pendant cette seconde phase du Pref-CEMAC 2021-2025, et en droite ligne des prescriptions de la conférence des chefs d’Etat de la CEMAC du 18 août 2021, la finalité est de dépasser le taux de réalisation global de 68,2 % couvrant la première phase 2016-2020 en tenant compte du taux de réalisation de 38,0% relatif aux réformes structurelles.
Toutefois, au regard de la situation macroéconomique internationale, le Comité ministériel a fait remarquer que la situation sous-régionale « demeurait fragile et fortement exposée aux incertitudes économiques et financières à l’échelle mondiale, notamment en lien avec les effets potentiels du conflit entre la Russie et l’Ukraine ». D’où la nécessité de prendre des mesures idoines en vue de maintenir le rythme de la reprise qui se met progressivement en place.
Selon le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), après une récession de -1,7 % en 2020 du fait de la survenue de la pandémie de Covid-19, la zone CEMAC a renoué avec la croissance. Le taux réel du Produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 3,1% en 2022, contre 1,4% en 2021, soit un 1,7 point de croissance en glissement annuel.
