Le gouvernement sud-africain a levé 3 milliards de dollars en deux nouvelles obligations souveraines lancées sur les marchés internationaux. La réussite de l’opération est, selon le Trésor national, la preuve du sentiment solide des investisseurs pour le crédit. La dernière sortie de l’Afrique du Sud sur le marché des euro-obligations remonte à septembre 2019, avec 3 milliards de dollars d’obligations émis.
L’institution financière Rand Merchant Bank (RMB) a été nommée en tant que co-chef de file, avec les consortiums d’institutions financières Absa Bank et HSBC, ainsi que Deutsche Bank et Nedbank.
Dans une déclaration publiée mardi 12 avril, le Trésor national a indiqué que « l’augmentation de capital a été particulièrement réussie dans un contexte mondial de volatilité accrue des marchés, de chute des prix des obligations des marchés émergents et de hausse des taux d’intérêt à court terme ».
Les obligations libellées en dollars ont été notées respectivement Ba2, BB- et BB- par les agences de notation Moody’s, S&P et Fitch et seront cotées à la Bourse de Luxembourg. L’opération fait suite à la révision de Moody’s Investors Service et Fitch Ratings des perspectives de l’Afrique du Sud de « stables » à « négatives ».
La demande pour la transaction, qui a été 2,4 fois sursouscrite, est venue de presque tous les continents, avec une combinaison de gestionnaires de fonds, de fonds d’assurance et de pension, de fonds spéculatifs, de banques et d’autres institutions financières, selon le Trésor.
L’opération a été menée en deux obligations distinctes le 11 avril, soit 1,4 milliard de dollars sur dix ans à un rendement de 5,875 %, échéant en 2032, ainsi que 1,6 milliard de dollars sur 30 ans à un rendement de 7,30 %, échéant en 2052.
« Le gouvernement sud-africain considère le succès de la transaction comme l’expression de la confiance continue des investisseurs dans le cadre de politique macroéconomique solide et la gestion budgétaire prudente du pays », a déclaré le Trésor.
