Le banquier Alwan Hassan revient du purgatoire. Figurant parmi les passagers pris en otage le 28 mars dans l’attaque armée sur le train reliant Abuja à Kaduna, le patron de Bank Of Agriculture (BOA) a été relâché dix jours après par les bandits “en raison de son âge et du mois de Ramadan”, clament les ravisseurs dans une vidéo. D’autres sources rapportées par les médias évoquent le paiement d’une rançon de 100 millions de Nairas soit 240 000 dollars.
L’attaque a fait beaucoup de victimes. La compagnie nigériane des chemins de fer, la Nigerian Railway Corporation (NRC), évoque dans son manifeste que parmi les 362 passagers, 9 ont été tués, 26 blessés et 168 manquaient à l’appel.
L’ attaque menée à l’explosif n’aurait-elle d’autres raisons que pécuniaires ? La thèse d’une collision entre bandits et djihadistes n’est pas à écarter dans un pays gangrené par l’insécurité, les rapts et les demandes de rançon.
Selon un rapport dg cabinet SB Morgen de mai 2020 (l’industrie du kindnapping au Nigeria) entre juin 2011 et mars 2020, le kidnapping suivi d’une demande de rançon a rapporté 7 milliards de Nairas soit 18, 34 millions de dollars. La tendance s’est accélérée ces dernières années puisque de janvier 2016 à mars 2020, les auteurs du rapport ont répertorié 11 millions de dollars versés sous forme de rançon.
