Plus de trois ans après un incendie qui avait détruit, en mai 2019, quatre des treize unités de la Société nationale de raffinage du Cameroun (Sonara), la leçon semble avoir été retenue. L’incendie s’était prolongé en litiges juridiques entre compagnies d’assurance (Activa) et de réassurance ( Swiss-RE) et, pour la Sonora, par des pertes d’exploitation sèches, des pertes d’actifs et de valeur sans espoir d’indemnisation rapide. Selon le rapport d’enquête établi alors et transmis au premier ministre camerounais, l’incendie avait entraîné la perte de 10 millions de litres de pétrole et un préjudice financier de 287 milliards de Fcfa.
Pour éviter de retomber dans un tel engrenage, l’évaluation des actifs assurables du raffineur camerounais a été confiée à Roux Afrique, réseau panafricain de cabinets d’expertise, leader du secteur des estimations préalables et de la valorisation d’actifs.
Le réseau dont le siège social est basé à Dubaï dispose de bureaux affiliés à fCasablanca, Genève, Tunis, Dakar, Abidjan, Kinshasa, Douala, Ouagadougou, Niamey. Cette évaluation serait un préalable à la désignation du futur consortium devant assurer les risques de la Sonara.
L’appel d’offres pour le renouvellement du programme triennal d’assurances de la raffinerie devrait avoir lieu au courant de l’année en cours.
Le groupement Chanas, Axa et Garantie mutuelle des cadres assurent actuellement la Sonara sur la période 2020-2022 pour des primes cumulées de 11,5 milliards FCFA couvrant l’assurance du patrimoine de la Sonara et des risques de transport des produits, assurances responsabilité civile et assurances du parc automobile.
