Les mesures de relance post-Covid et les perspectives macroéconomiques sont globalement favorables pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est la principale conclusion qui découle du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) dont la première session annuelle s’est déroulée le 28 mars 2022 par visioconférence.
Après une récession de -1,7 % en 2020 du fait notamment de l’irruption de la crise sanitaire, et une croissance de 1,4 % en 2021, cette reprise devrait être confortée avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 3,1% en 2022 portée principalement par un rebond de croissance du pétrole. Malgré la montée des tensions inflationnistes à 3,6 % en 2022 contre 1,6 % l’année précédente du fait de « la forte hausse des produits importés », et d’une faible accumulation des réserves de changes, l’on note un redressement des soldes extérieur et budgétaire respectivement de 1,1 % et 0,6 % du PIB contre -0,5 % et -1,5 % tandis que la masse monétaire devrait croître de 13,5 %.
« A moyen terme, la croissance économique amorcée en 2021 devrait se poursuivre sur la période 2022-2025 malgré la forte hausse de l’incertitude au niveau mondial grâce aux effets vertueux des réformes structurelles engagées dans le cadre des programmes économiques et financiers des pays », a noté la Banque centrale.
Compte tenu des perspectives macroéconomiques de la CEMAC à court et moyen termes, et après analyse des facteurs de risques pesant sur la stabilité monétaire et des développements observés sur le marché monétaire, le CPM a décidé de relever le Taux d’intérêt des appels d’offres de 3,5 % à 4,00 %, le Taux de la facilité de prêt marginal de 5,25 % à 5,75 %, de maintenir inchangés le Taux de la facilité de dépôt à 0,00 %, les Coefficients des réserves obligatoires à 7,00 % sur les exigibilités à vue et à 4,5 % sur les exigibilités à terme.
