Le Niger a signé, le 28 mars 2022, un accord de concession avec la société britannique Savannah Energy pour la construction et l’exploitation du parc éolien de la Tarka d’une capacité de 250 MW. Les documents ont été paraphés à Londres par le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, Mahamane Sani Mahamadou.
Ce parc éolien devra être le premier du Niger, et construit sur la base d’un producteur d’électricité indépendant (IPP) dans la région de Tahoua au sud du pays. Il comprendra, annonce-t-on, jusqu’à 60 turbines dont l’électricité sera intégrée au réseau électrique national et régional.
Le projet devrait être lancé en 2023, avec la première production d’électricité attendue en 2025. Savannah financera le projet par le biais d’une dette spécifique au projet et de flux de trésorerie internes, apprend-on.
« Les études indépendantes menées à ce jour indiquent que la région de Tahoua au Niger possède une ressource éolienne de classe mondiale. Le projet devrait exploiter cette ressource et générer une énergie locale hautement compétitive et propre pour le Niger », a commenté Andrew Knott, PDG de Savannah Energy. Il a ajouté que le projet pourrait augmenter la capacité électrique du pays sur le réseau de plus de 40 %.
En plus de produire de l’électricité pour un usage local, le Niger devra également exporte de l’électricité vers le West African Power Pool (WAPP). Le Niger doit rejoindre le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA) en 2023. Il disposera d’une ligne 330 kV financée par différents partenaires internationaux, dont la Banque mondiale.
Au Niger, Savannah Energy détient des intérêts sous licence couvrant 13 655 km² dans le bassin du Rift d’Agadem, soit environ 50 % du principal bassin pétrolier du pays. À ce jour, la société a fait cinq découvertes à partir de cinq puits répartis sur cinq champs pétrolifères.
