Le parlement ghanéen a approuvé, lors de sa session tenue le 29 mars 2022, une loi sur les transactions électroniques (E-Levy). Le texte prévoit une taxe de 1,5 % – contre 1,75 % initialement proposée –sur les transferts d’argent et les transactions électroniques.
Cette nouvelle taxe, selon le gouvernement, devra générer des revenus prévus de 927,5 millions de dollars. Ce qui, affirme le ministre Ken Ofori Atta chargé des Finances, permettra d’alléger la dette publique sans avoir besoin de recourir aux programmes du Fonds monétaire international (FMI). Un levier qu’il compte se servir pour « résoudre des problèmes » allant « du chômage à l’endettement public ».
Très contesté par les populations dans un contexte d’inflation galopante et de hausse des prix du carburant, le vote au parlement a été boycotté par les députés de l’opposition. « C’est une mascarade », a déclaré le député Haruna Iddrisu, le président du groupe parlementaire minoritaire de l’opposition.
