La Société nationale des pétroles (Sonap) est sortie de son silence, le 26 mars 2022, pour dissiper l’incertitude par rapport à une hausse éventuelle des prix des produits pétroliers à la pompe. Une sortie du Premier ministre sur le plateau de la télévision guinéenne, deux semaines plus tôt, expliquant les coûts supportés par l’État dans la distribution des carburants, dans un contexte de crise économique lié à la Covid-19, doublée de la crise des matières premières en rapport avec la guerre en Ukraine qui a provoqué une pénurie de gasoil, avaient mis en état d’alerte les distributeurs au niveau des stations-services.
Anticipant une hausse jugée imminente, les distributeurs ont suspendu la vente, provoquant un début de pénurie et la spéculation sur le marché noir. Une situation qui a poussé la Sonap à monter au créneau pour rassurer et envoyer un message aux acteurs de la chaîne de distribution.
« La Sonap invite tous les gérants de stations-services à reprendre immédiatement toutes les activités sous peine de se voir retirer la licence de gérance. Les inspecteurs…et les services de sécurité, ont reçu des instructions fermes pour faire respecter le prix officiel fixé à 10 000 GNF (1 euro) à la pompe, et empêcher toute rétention de stock. Ce malencontreux dysfonctionnement, lié à l’approvisionnement normal du pays en gasoil, est dû au contexte géopolitique international actuel…Malgré une tendance haussière du prix des produits pétroliers à l’international, le Gouvernement informe qu’aucune augmentation du prix du carburant n’est envisagée à date », a précisé la Sonap.
Sur une tendance baissière en ce début de semaine, le prix du baril de pétrole qui frôlait les 140 dollars est redescendu ce mardi 29 mars, à 112 dollars. La menace d’un « choc mondial de l’offre pétrolière » très redouté par l’agence internationale de l’énergie (AIE) n’est tout de même pas totalement écartée.
