Le climat des affaires au Sénégal s’est dégradé 5,9 points en janvier 2022 compare au mois précédent, selon une enquête d’opinion sur la conjoncture réalisée auprès des chefs d’entreprise par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
L’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, s’est établi à 96,5 contre 102 en décembre 2021. Cet indicateur est ainsi passé en dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100. <<Ce retrait traduit le pessimisme des prestataires de services, des commerçants et des entrepreneurs des bâtiments et travaux publics>>, souligne la DPEE. Sur un an, l’indicateur du climat des affaires a également fléchi de 2,1 points en janvier 2022.
S’agissant de l’industrie, les contraintes à l’activité citées par les chefs d’entreprises interrogés par la DPEE ont été la demande (33%), la concurrence déloyale (29%), l’approvisionnement difficile en matières premières (24%), le recouvrement des créances (19%) et la corruption et fraude (10%). Néanmoins, signale la DPEE, le climat des affaires de ce sous-secteur s’est amélioré de 4,8 points, en rythme mensuel, sous l’effet de l’orientation favorable des soldes d’opinion relatifs à la commande, à la production, aux stocks de produits finis et à leurs perspectives.
Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics (BTP), les enquêtés ont encore relevé la fiscalité (100%), l’accès au foncier (50%), l’accès au crédit (50%) et le recouvrement des créances (50%) comme principales entraves à l’activité. Ainsi, le climat des affaires du sous-secteur des BTP s’est dégradé de 9,8 points, en rythme mensuel, sur fond de pessimisme des enquêtés quant aux commandes privées et publiques, à l’activité et aux perspectives d’activité et de commandes privées
Quant aux services, les données de la DPEE indiquent que les difficultés évoquées par les interroges interrogés sont la concurrence déloyale (44%), le recouvrement des créances (44%), la fiscalité (22%), l’insuffisance de la demande (22%) et la corruption et fraude (11%).
En variation mensuelle, le climat des affaires s’est détérioré de 12,4 points dans ce sous-secteur, du fait de l’orientation défavorable des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires et aux perspectives de chiffre d’affaires et des commandes.
Dans le commerce, les chefs d’entreprise ont, en majorité, relevé le recouvrement des créances (100%), la concurrence déloyale (83%), la demande (83%) et les difficultés d’approvisionnement (67%) comme principales contraintes. <<Ainsi, signale la DPEE, l’indicateur du climat des affaires a reculé (-3,0 points) par rapport au mois précèdent, en liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires réalisé et attendu ainsi qu’aux commande du mois à venir.>>
