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CEMAC : l’apport de la microfinance dans le financement de l’activité économique

Les Etablissements de microfiannce (EMF) constituent à la suite des banques classiques, l’un des principaux moyens de financement des agents économiques en activité dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Le développement des microfinances touche particulièrement une large partie de la population défavorisée n’ayant pas accès aux services bancaires usuels en offrant…

Les Etablissements de microfiannce (EMF) constituent à la suite des banques classiques, l’un des principaux moyens de financement des agents économiques en activité dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Le développement des microfinances touche particulièrement une large partie de la population défavorisée n’ayant pas accès aux services bancaires usuels en offrant des services financiers de base.

Dans un rapport intitulé « Impact macroéconomique des Etablissements de microfinances en Afrique centrale » publié le 24 mars 2022, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) situe l’importance de cette activité qui « pourrait influencer positivement la création de richesses et l’accroissement de la valeur ajoutée dans la CEMAC ». D’après le régulateur, « le secteur de la microfinance est peu à peu sorti de l’informel et commence progressivement à s’imposer comme l’un des moteurs de la croissance des Etats de la zone ».

Ainsi, les dépôts collectés en 2019 se situent à 828 milliards de FCFA, (1,3 milliard de dollars) tandis que les crédits octroyés sur la période se sont élevés à 531 milliards de FCFA (889 millions de dollars). Pour sa part, le total agrégé des bilans a cumulé à 1514 milliards de FCFA (2,5 milliards de dollars). Cette hausse étant due à la réforme règlementaire intervenue dans ce secteur en 2017 induisant la recapitalisation de plusieurs EMF, notamment de ceux de deuxième catégorie pour lesquels le niveau du capital social minimum a été porté de 50 millions de FCFA (84 mille dollars) à 300 millions de FCFA (552 mille dollars).

Les crédits des EMF sont estimés à 10 % contre 90 % pour les crédits bancaires, une faiblesse selon la COBAC qui peut s’expliquer par la destination des crédits octroyés par les EMF principalement à des fins de consommation sans oublier le coût élevé du crédit qui potentiellement pourrait annuler les gains initiaux.

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