Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) se réunissent ce vendredi 25 mars à Accra (Ghana) avec au menu, la situation politique dans les trois pays de la sous-région dirigés par des juntes militaires. Un rendez-vous auquel le président malien Assimi Goita a été convié, une première depuis sa prise de pouvoir.
Ce sommet extraordinaire sera l’occasion pour les deux parties de tenter, une nouvelle fois, de trouver un accord sur la durée de la transition en cours dans le pays. Il a lieu près d’une semaine après un nouvel échec des discussions menées entre une délégation de l’organisation régionale conduite par l’ex-président nigérian Goodluck Jonathan, et le gouvernement malien.
A l’issue de ces travaux, Bamako avait déclaré que la Cédéao propose un « chronogramme de 12 à 16 mois », « essentiellement électoraliste » et qui « ne prend pas en compte les aspirations légitimes de réformes politiques et institutionnelles exprimées par le peuple malien ».
Par ailleurs, le gouvernement a annoncé qu’Assimi Goita, « dans un effort ultime visant à parvenir à un compromis », a ramené à 24 mois, un délai de 29 mois proposé par son équipe. « Ce nouveau délai incompressible aux yeux des autorités du Mali n’a pas reçu l’assentiment du médiateur de la Cédéao et de sa délégation qui sont restés sur leur position », a regretté Bamako.
En rappel, le pays avait proposé jusqu’à 5 ans de transition, ce qui a conduit la Cédéao à prendre, le 9 janvier 2022, une mesure de sanctions contre le pays. Des mesures qui, depuis, pèsent sur l’économie malienne et toute la sous-région.
