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Nouvel échec des discussions entre le Mali et la Cédéao sur la fin de la Transition

Les autorités maliennes et le médiateur de la Cédéao, Goodluck Ebele Jonathan, n’ont pas trouvé de consensus, ce week-end, sur la date de la tenue des élections devant conduire à la fin de la transition dans le pays. Accompagné du président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Kassi Brou, des membres du Comité local de…

Les autorités maliennes et le médiateur de la Cédéao, Goodluck Ebele Jonathan, n’ont pas trouvé de consensus, ce week-end, sur la date de la tenue des élections devant conduire à la fin de la transition dans le pays.

Accompagné du président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Kassi Brou, des membres du Comité local de suivi de la transition (CLST) et du Haut représentant de l’Union africaine, l’ancien président ivoirien a « réaffirmé la volonté de la Cedeao de soutenir le Mali dans la réalisation des aspirations de son peuple à la paix ». Engagé au nom de la Communauté à faciliter un accord pour la restauration de l’ordre constitutionnel et une levée des mesures prises dissuasives prises, le médiateur a réaffirmé sa « volonté de continuer à discuter avec les autorités maliennes afin de convenir d’un calendrier de transition acceptable par la Cedeao ».

A son arrivée dans la capitale malienne, Goodluck Jonathan avait indiqué, sur Twitter, qu’il y était « pour poursuivre l’engagement avec le gouvernement et le peuple maliens ». Aussi, a-t-il fait savoir, « nous intensifions nos efforts pour parvenir à un consensus sur un programme de transition qui conviendra aux Maliens, conformément aux attentes des populations de la sous-région ».

Dans un communiqué publié dimanche soir, le gouvernement malien « regrette », pour sa part, que le chronogramme de 12 à 16 mois proposé par la Cédéao soit « essentiellement électoraliste » et « ne prend pas en compte les aspirations légitimes de réformes politiques et institutionnelles exprimées par le peuple malien ».

Par ailleurs, le document signé par le porte-parole du gouvernement annonce que le président Assimi Goita, « dans un effort ultime visant à parvenir à un compromis », a ramené à 24 mois, un délai de 29 mois proposé par son équipe. « Ce nouveau délai incompressible aux yeux des autorités du Mali n’a pas reçu l’assentiment du médiateur de la Cédéao et de sa délégation qui sont restés sur leur position », regrette encore Bamako.

Cette visite de la délégation de la Cédéao intervient trois semaines après la dernière, toujours dans le cadre de trouver un accord sur le chronogramme de transition. En rappel, Bamako avait proposé jusqu’à 5 ans de transition, ce qui a conduit l’organisation à prendre, le 9 janvier 2022, une mesure de sanctions contre le pays.

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