Promouvoir les bonnes pratiques de gouvernance au sein des entreprises en matière d’évaluation des affaires de transparence, de contrôle et des protections des investisseurs est le vœu qui réunit la Bourse régionales des valeurs mobilières (BRVM) et la Société financière internationale (SFI). Les deux institutions ont lancé mardi 15 mars à Abidjan (Côte d’Ivoire), le code de gouvernance des sociétés cotées à la BRVM, avec le soutien du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF).
Pour le directeur général de la BRVM/DC-BR, Dr Edoh Kossi Amenounve, c’est une étape importante dans le processus de maturation d’une bourse. « Nous avons célébré, le 18 décembre dernier, le 25e anniversaire de la BRVM et du DC-BR et il est tout à fait normal que les deux structures centrales du marché financier régional élèvent davantage leurs standards en matière d’organisation et de fonctionnement du marché boursier », a-t-il dit. Ajoutant que les questions relatives au genre, aux administrateurs indépendants et à la responsabilité sociétale et environnementale sont également inscrits dans cet document. Des notions que les Nations unies exigent de plus en plus aux marchés financiers.
Ce document de 38 pages comporte 11 principes dont le premier est l’information des actionnaires et du marché par la société, de façon pertinente et compréhensible sur les éléments financiers et extra-financiers et sur ses résultats, sa stratégie et son modèle de développement à moyen et long termes.
Pour Olivier Buyoya, représentant résident de la SFI, la mise en œuvre de ce code de gouvernance aura un effet bénéfique pour l’écosystème de l’économie. Il affirme qu’au fil des ans, cet instrument est devenu une nécessité, car il n’y a quasiment plus de marchés de capitaux sans code de gouvernance. « Selon une étude de la SFI, les entreprises ayant les meilleures pratiques de gouvernance ont les meilleures performances financières », a-t-il fait savoir.
