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Cameroun : le FMI demande à l’Etat de se retirer de l’actionnariat dans deux banques

Le Fonds monétaire international (FMI) a enjoint l’Etat du Cameroun à se désengager de l’actionnariat de l’Union Bank of Cameroon (UBC) et du National Financial Credit (NFC Bank). Il est question de poursuivre l’assainissement du secteur bancaire national en conformité avec les dispositions réglementaires de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (CEMAC). En difficulté depuis plusieurs années,…

Le Fonds monétaire international (FMI) a enjoint l’Etat du Cameroun à se désengager de l’actionnariat de l’Union Bank of Cameroon (UBC) et du National Financial Credit (NFC Bank). Il est question de poursuivre l’assainissement du secteur bancaire national en conformité avec les dispositions réglementaires de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

En difficulté depuis plusieurs années, les deux banques ont été sauvées de la banqueroute l’année dernière lorsque les pouvoirs publics y ont injecté 47 milliards de FCFA (8,5 millions de dollars) en vue de leur recapitalisation. Le régulateur était alors sous le coup de les sanctionner en prononçant leur liquidation. De manière concrète, NFC  bénéficiera d’un concours financier de 29,1 milliards de FCFA contre 17,8 milliards de FCFA pour UBC.

« A court terme, les services du FMI recommandent de signer des contrats de performance avec chacune des deux banques, comprenant un cadre de gouvernance aligné sur les meilleures pratiques et une stratégie pour l’Etat de vendre ses actions », avait notamment prescrit l’institution de Bretton Woods dans un rapport.

Maintenant que l’intervention des pouvoirs publics a permis de sauver les deux banques en acquérant respectivement 54% du capital d’UBC jusque-là détenu par Ecobank Transnational Incorporated (ETI) et 82% des parts de NFC appartenant aux principaux actionnaires, il revient à l’Etat de céder lesdites actions aux tiers pour se conformer aux recommandations du FMI.  

Pour l’instant, difficile de savoir à court terme ce qui en sera de « l’injonction » du FMI dont la démarche, explique-t-on, vise à éviter une longue restructuration. D’après des sources, cette recapitalisation englobant aussi bien le rachat des passifs que le recouvrement des créances douteuses par la Société de recouvrement des créances (SRC), tout laisse croire que le désengagement de l’Etat pourrait ne pas être aussi de courte durée comme le souhaite le FMI.

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