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Fitch confirme la notation « B » du Nigéria

L’agence de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note de défaut à long terme des émetteurs en devises étrangères du Nigeria à « B » avec une perspective stable. Selon Fitch, le pays profite de la hausse des prix mondiaux du pétrole qui entraîneront une amélioration de la liquidité externe et soutiendront la croissance…

L’agence de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note de défaut à long terme des émetteurs en devises étrangères du Nigeria à « B » avec une perspective stable.

Selon Fitch, le pays profite de la hausse des prix mondiaux du pétrole qui entraîneront une amélioration de la liquidité externe et soutiendront la croissance économique à court terme. Ces améliorations sont toutefois limitées par la forte dépendance du Nigéria aux hydrocarbures avec des fluctuations qui jouent sur son économie.

« Alors que des prix du pétrole sensiblement plus élevés pourraient conduire à un résultat plus élevé du modèle de notation souveraine (SRM) de Fitch, nous pourrions considérer un tel changement comme temporaire et reflétant la forte exposition du Nigéria aux prix du pétrole », note un communiqué de l’agence.

Les réserves internationales brutes de la première économie du continent devraient augmenter à 43 milliards de dollars en 2022, contre 40,5 milliards de dollars fin 2021. Aussi, la combinaison des exportations de pétrole et des envois de fonds a-t-elle contribué à équilibrer le compte courant en 2021 après un déficit de 4,2 % du PIB en 2020.

Fitch fait également noter que les subventions aux carburants affaiblissent l’équilibre budgétaire du pays. Les autorités ont d’ailleurs mis fin, en janvier dernier, au plan visant à supprimer progressivement les subventions implicites aux carburants qui soutiennent le contrôle des prix du pétrole. La dette devrait également atteindre 32 % du PIB d’ici fin 2022, bien en deçà du « B » actuel.

L’agence prévoit que la croissance du PIB en 2022 et 2023 restera juste au-dessus de 3 %. En 2021, la croissance du PIB réel s’était redressée à 3,4 %, après une contraction de 1,8 % en 2020.

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