Le rapport d’analyse et d’évaluation sur le projet d’un accord de coopération tripartite sur le projet « Boucle de l’amitié énergétique entre la RDC, le Congo et l’Angola » a été adopté par le gouvernement du Congo-Kinshasa réuni en conseil des ministres le 11 mars 2022.
L’accord, dont aucune indication n’a été donnée sur le coût du financement, devrait être conclu pour une durée indéterminée et faire l’objet d’une évaluation tous les cinq ans. Il concerne l’interconnexion des réseaux électriques reliant le barrage hydroélectrique d’Inga (RD Congo) et la Centrale électrique de Pointe-Noire (République du Congo) ainsi que l’alimentation en énergie électrique consécutive à l’interconnexion des réseaux électriques des zones industrielles du Katanga (RD Congo).
Le projet « Boucle de l’amitié énergétique » sera exécuté en deux phases. La première consistera à renforcer les capacités de transport des lignes entre la Centrale électrique du Congo (Pointe-Noire) et la Centrale hydroélectrique d’Inga en RDC via la ville de Brazzaville, capitale de la République du Congo. La seconde consistera à augmenter les capacités de production d’énergie électrique et de construction des lignes de transport dans les deux pays en vue d’alimenter cette « boucle », a expliqué le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, faisant le compte rendu de la réunion du conseil des ministres.
Selon son collègue des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Didier Budimbu, la capacité de production de la Centrale électrique du Congo (à Pointe-Noire) passera de 484 à 750 mégawatts, puis 1.000 mégawatts grâce au gaz produit par la société italienne Eni. La «Boucle énergétique» alimentera plusieurs lignes à haute et très haute tension destinées à fournir de l’énergie, notamment aux industries minières installées au Katanga (RDC).
