Le patronat ivoirien, réuni au sein de la confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cegci), est à la tâche pour acquérir des parts de marchés dans l’espace francophone mondial. Et multiplie les initiatives.
A l’instar de toutes les places économiques mondiales, en Côte d’Ivoire, la crise de la Covid-19 n’a pas épargné le secteur privé. Par conséquent, le patronat ivoirien, désormais assez instruit sur la nécessité de s’adapter et d’innover face à un monde marqué par des crises diverses, a compris, selon son président Jean-Marie Ackah, qu’« il faudra dorénavant surveiller de près l’environnement régional et international qui porte des germes d’instabilité pouvant avoir des effets négatifs sur les entreprises ». Estimant donc que « le moment est venu pour le secteur privé ivoirien d’explorer de nouveaux horizons, de conquérir de nouveaux marchés d’exportations et de diversifier ses importations en Afrique et dans le reste du monde », la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) va tester cette nouvelle approche dans l’espace francophone.
L’organisation, qui est membre de l’Alliance des patronats francophones du monde entier, entend saisir cette opportunité pour capter des marchés dans l’espace francophone. De façon concrète, cela va se traduire par une intensification des échanges, une intégration régionale « effective », une participation « active » aux chaines de valeurs mondiales, une opérationnalisation des alliances avec des partenaires commerciaux et techniques de divers horizons.
Cette nouvelle approche, que le patronat ivoirien compte formaliser les 27 et 28 octobre prochains à la dixième édition de la CGECI Academy, a rencontré l’assentiment des autres membres de l’alliance des patronats francophones. Notamment le Mouvement des entreprises de France (Medef), le Patronat du Québec (Canada), et le Comité pour la Francophonie du Laos qui ont estimé que cette nouvelle dynamique va booster l’environnement économique de l’espace francophone.



