Une nouvelle équipe dirigeante devrait prendre courant mars 2022, les rênes de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC). Conformément au principe de rotation de postes décidé par les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le prochain président de cette institution financière régionale qui pourrait être connu le 18 mars sera de nationalité camerounaise.
Le nouveau président devant remplacer l’Equato-guinéen Fortunato-Ofa Mbo Nchama tandis qu’un vice-président sera également nommé en lieu et place du Congolais Marcel Ondelé, tous deux en fin de mandat.
Selon nos informations, la course à la présidence de la BDEAC ferait l’objet de moult batailles dans les arcanes de pouvoir, la « liste des candidats » ayant été transmise au chef de l’Etat Paul Biya pour validation. A cet effet, le ministre des Finances qui pilote le dossier a été reçu récemment à la présidence de la République, ce qui laisse croire que « les services techniques et la tutelle ont déjà fait un travail de balisage pour faciliter la décision du président de la République », confie une source proche du dossier à « Financial Afrik ».
Parmi les noms qui reviennent, figurent entre autres, celui de Dieudonné Evou Mekou, actuel vice-président de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) dont le mandat au sein de l’institution d’émission monétaire de l’Afrique centrale sera échu l’année prochaine. Egalement « pressenti », Eugène Blaise Nsom, le directeur national de la BEAC « en retraite » que le gouverneur de la BEAC Abbas Mahamat Tolli a voulu remplacer en janvier dernier avant de se voir contrer dans son action par le gouvernement camerounais à travers une opposition du ministre des Finances demandant qu’il lui soit accordé un an de supplémentaire.
En dehors des deux « favoris », d’autres noms circulent également pour la direction de cette institution financière dont deux directeurs en poste au ministère des Finances. D’autres personnalités dont certains ont déjà occupé des fonctions gouvernementales et à l’échelle de la CEMAC sont aussi avancées.
Toutefois « pour ceux qui connaissent le fonctionnement du chef de l’Etat, il n’est pas exclu que le prochain président de la BDEAC ne soit ni parmi ceux que d’aucuns considèrent comme des favoris, encore moins parmi des outsiders visibles ou déclarés », prévient-on dans les allées du pouvoir.
