Au-delà des affrontements sur le terrain, c’est le bilan de l’attaque du camp de Mondoro dans le centre du Mali qui oppose le gouvernement et les djihadistes. Et tous les moyens sont mis à contribution.
En effet, c’est à travers des vidéos et un audio diffusés sur les réseaux sociaux que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim ou GSIM) dresse son bilan après avoir revendiqué l’attaque : 30 soldats maliens tués au cours de l’opération menée pour, dit-il, venger les civils tués par l’armée malienne à Dogofry. Le matériel récupéré, indique le groupe lié à al-Qaïda au Maghreb islamique, images à l’appui, est constitué de neuf véhicules des Forces armées maliennes (Fama), et de nombreuses armes lourdes et légères.
Par ailleurs, les jihadistes annoncent n’avoir perdu que 4 hommes, présentant ainsi leur butin comme une preuve de leur victoire sur l’armée malienne.
Pour sa part, le gouvernement avait annoncé, le 4 mars à travers un communiqué, quelques heures après l’attaque, avoir tué 47, puis 23 djihadistes dont plusieurs chefs, contre un bilan provisoire ami de 27 morts, 33 blessés dont 21 graves évacués sur Sevaré, 7 portés disparus et des dégâts matériels. Les Fama avaient « vigoureusement réagi » à cette attaque, selon le document.
En rappel, Bamako avait décrété trois jours de deuil national à la suite des évènements.
