Abidjan, ce lundi 7 mars, les populations sont alertées par l’effondrement d’un immeuble habité R+4 à Angré 8e tranche non loin de l’immeuble CGK. Dépêché sur les lieux, le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) tente de sauver les victimes. Dans les fouilles, plusieurs personnes ont pu être extraites. Un bilan provisoire fait état de 4 morts.
L’incident survient moins de dix jours après celui du 27 février dernier. Ce jour-là, un autre immeuble de niveau R+7 en construction s’est écroulé dans la commune de Treichville au sud de la capitale ivoirienne, non loin du Palais de la Culture. Le bilan provisoire des agents des sapeurs-pompiers militaires indique 7 morts et plus de 20 blessés.
Des situations qui remettent au goût du jour la problématique du permis de construire et du permis d’habitation en Côte d’Ivoire. Au récent salon de l’architecture et du bâtiment (Archibat) tenu en décembre 2021 à Abidjan, le directeur de cabinet du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Diabaté Kaladji, avait fait savoir que la nouvelle vision de ce département consistait à « renforcer le contrôle des constructions aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, en vue de lutter efficacement contre les constructions anarchiques et éviter les effondrements d’immeubles », et à « renforcer les capacités techniques des acteurs du secteur, à travers des centres de formation professionnelle ».
