L’armée russe envahi l’Ukraine tôt ce 24 février pendant que, décalage horaire, les principaux généraux américains dormaient. La plus grande attaque combinée (aérienne, maritime et terrestre) jamais orchestrée sur le sol européen depuis la seconde mondiale a échappé aux radars et aux espions de l’Otan.
Les marchés financiers se sont effondrés.
La Bourse de Moscou plongeait de plus de 30% à l’ouverture. Sberbank chutait de 48,30% et VTB Bank de 41,60%. La Bourse a été suspendue.
De son côté, Wall Street a ouvert sur une tendance baissière accentuée par un désengagement massif sur les actifs risqués. Le Dow Jones perdait 2,42% dès les premières cotations vers 14h50 GMT. Idem pour le Nasdaq (-3,25%) et le S&P (2.59%). Les analystes craignent un décrochage record dans le sillage des places financières européennes qui avaient perdu 10 % à la mi-journée. A Paris, l’indice CAC 40 a cédé 4,77% à 6 457, 25 à 13h 33 GMT, au plus bas depuis octobre. À Francfort, le Dax abandonne 5,21% et à Londres le FTSE décroche de 2,99%.
Le pétrole a allègrement franchi la barre des 100 dollars, une première depuis 2014. Le cours du baril de pétrole Brent de la mer du Nord s’envolait de 8,42% à 104,99 dollars et celui du baril de WTI américain pour livraison en avril bondissait de 7,96% à 99,46 dollars. Du côté du gaz naturel, le marché de référence en Europe explosait de 32% par rapport à la veille. Le prix de l’aluminium a aussi atteint un nouveau record.
Les métaux ne sont pas du reste. Sur le London Metal Exchange, l’aluminium a inscrit un pic record à 3.443 dollars la tonne. Le nickel a touché son plus haut niveau depuis mai 2011 à 25.610 dollars la tonne. La course aux abris entraine un afflux des investisseurs vers les valeurs refuges comme l’or, qui a gagné 2,52%, à son plus haut depuis novembre 2020, ou encore vers les obligations. Le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans s’est brutalement détendu, jusqu’à 1,84%, contre 1,92% la veille.
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