Le président tchadien Mahamat Déby Itno a annoncé, lundi 21 février, que son pays va renforcer ses effectifs au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, la force de l’ONU déployée face aux jihadistes. Cette annonce intervient trois jours après l’annonce par la France et ses partenaires européens de leur retrait militaire du pays ouest-africain.
« Le Mali est l’épicentre du terrorisme au Sahel. Avec l’accord des autorités maliennes et de la Minusma, nous allons renforcer nos effectifs », a-t-il déclaré sur la radio publique. « Le retrait de force européenne entraînera la détérioration de la situation sécuritaire au Mali », a prévenu celui qui gouverne le Tchad depuis la mort de son père en avril 2021.
Pour le successeur d’Idriss Deby Itno, grand allié de la France, ce n’est pas le moment pour son pays de quitter le Mali. « Tant que le terrorisme persiste, nous allons rester pour aider nos frères maliens », a-t-il ajouté.
Avec 1.200 soldats déployés au sein de la Minusma, l’un des premiers contingents de la force de l’ONU, N’djamena prévoit d’intégrer encore environ 1.000 hommes d’après le général Azem Bermandoa Agouna, porte-parole de l’armée.
