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Arabes, latinos et africains  aux premières loges dans les secrets suisses 

Plusieurs personnalités asiatiques, arabes, latino-américaines et africaines figurent dans la liste des Secrets Suisses, du nom d’une enquête conduite par un consortium regroupant plusieurs dizaines de médias. Les européens de l’Ouest comptent pour moins de 1% dans les noms dévoilés par une investigation basée sur une fuite de documents. L’enquête dit avoir épluché plus de…

Plusieurs personnalités asiatiques, arabes, latino-américaines et africaines figurent dans la liste des Secrets Suisses, du nom d’une enquête conduite par un consortium regroupant plusieurs dizaines de médias. Les européens de l’Ouest comptent pour moins de 1% dans les noms dévoilés par une investigation basée sur une fuite de documents.

L’enquête dit avoir épluché plus de 18 000 comptes bancaires hébergés depuis le début des années 1940 et jusque la fin des années 2010.

Ainsi, les fils du président égyptien Hosni Moubarak,  Gamal et Alaa Moubarak,  détenaient six comptes à eux deux, le solde maximum le plus élevé s’élevant à plus de 277 millions de francs suisses (197,5 millions de dollars à l’époque).

Crédit Suisse aurait accueilli 273 millions de dollars américains pour des Vénézuéliens accusés d’avoir détourné de l’argent de la société pétrolière d’État Petroleos de Venezuela, S.A. (PDVSA).

Le numéro deux du secteur bancaire suisse avait aussi ouvert deux comptes pour le mania des mines, Billy Rautenbach, peu  avant que le gouvernement de de Robert Mugabe, ne lui cède la Central African Mining and Exploration Company (CAMEC), nationalisée plutôt, pour 100 millions de dollars. La manne aurait servi au financement de « la violence qui a aidé  Mugabe à remporter les élections de 2008».

Ces données ont été remises anonymement il y a un peu plus d’un an au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, concernant des comptes appartenant à 37 000 personnes ou entreprises, pour un montant total de plus de 100 milliards de dollars , « dont au moins huit milliards liés à des clients identifiés comme problématiques », assure Le Monde.

Pour sa part, Crédit Suisse a vivement réagi à ces accusations via un communiqué, affirmant que les données étudiées sont « partielles, inexactes, ou sont prises hors de tout contexte, entraînant une présentation tendancieuse de la conduite des affaires » par la banque.

Quelque « 90 % des comptes concernés sont aujourd’hui clôturés, dont plus de 60 % avant 2015 », assure la banque, qui précise par ailleurs « mener l’enquête » concernant la fuite de données.

Notons qu’aucun journal suisse n’a participé à l’enquête. La  loi suisse sur les banques “menace de trois ans d’emprisonnement quiconque ‘révèle un secret qui lui a été confié […] ou exploite ce secret à son profit ou au profit d’un tiers’”.

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