Arrivé à Bruxelles par un Falcon affrété par l’Algerie, Brahim Ghali, le secrétaire général du mouvement séparatiste Polisario aurait rejoint son hôtel à bord d’un taxi. Les officiels européens qui ne l’avaient pas invité n’avaient pas prévu un protocole particulier. Le ballet des limousines s’est fait sans cet encombrant invité, objet de deux plaintes en Espagne et d’une pétition d’euro-députés opposée à sa participation au sommet.
D’ailleurs, après protestation du Maroc, qui a incidemment réduit le niveau de sa participation au rang du ministre des Affaires Étrangères et non du premier ministre comme attendu, Bruxelles a pointé l’index vers l’Union Africaine, seule organisation internationale à avoir reconnue la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).
«Le point fondamental à clarifier est que pour ce Sommet, l’Union européenne est co-organisateur avec l’Union Africaine (…) donc c’est l’Union Africaine qui s’est chargée de l’invitation» du côté africain, a indiqué Peter Stano, porte-parole de la Commission européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.
À noter qu’aucun membre de l’Europe des 27 ne reconnaît cette entité autoproclamée. Hormis Pierre Galand, président de la Coordination européenne pour le soutien et la solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco), le leader sahraoui n’a rencontré aucun officiel européen.
