L’Egypte va mettre en œuvre dès le mois de mars prochain, les nouvelles règles d’importation obligeant les importateurs à utiliser des lettres de crédit. Dans son annonce relayée par la presse locale, le gouverneur de la banque centrale, Tarek Amer, « appelle » les hommes d’affaires à se conformer à la nouvelle loi avant la date échue.
Tarek Amer a exhorté les entreprises à se conformer aux nouvelles exigences et à « ne pas perdre de temps dans des controverses qui n’ont rien à voir avec la stabilité et la bonne performance du commerce extérieur égyptien ».
La Banque centrale a d’ailleurs exhorté les banques à n’accepter que les lettres de crédit des importateurs, une fois la mesure mise en œuvre. Les lettres de crédit garantissent aux exportateurs que la banque les paiera si l’importateur fait défaut, offrant aux exportateurs une plus grande protection.
Une mesure que dénoncent certains importateurs qui jugent que les nouvelles règles pourraient exacerber les problèmes de la chaîne d’approvisionnement et nuire à la compétitivité et retarder les expéditions d’importation. Ces derniers trouvent le système de paiement actuel moins contraignant.
Selon l’agence Reuters, l’’Égypte fait face à une facture d’importation croissante et un déficit du compte courant qui s’est creusé à 18,4 milliards de dollars au cours de l’exercice 2020/21, contre 11,4 milliards de dollars l’année précédente.
