Le groupe Bolloré compte poursuivre son plan de développement du transport ferroviaire en Afrique à travers la construction et la modernisation des infrastructures. Une présence qui devrait s’étendre vers d’autres horizons rejoignant des filiales déjà opérationnelles notamment la Cameroon railways (CAMRAIL) qui régule le transport ferroviaire en Afrique centrale, la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) pour la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso et Bénin rail (BENIRAIL) ces deux dernières desservant l’Afrique de l’Ouest.
Une présence panafricaine réaffirmée le 14 février 2022 par le président directeur général de Bolloré Railways, Eric Melet, lors de la conférence internationale organisée par l’Union Européenne, en marge du sommet Union Africaine-Union Européenne. Abordant « les contraintes, les opportunités et les solutions du transport ferroviaire en Afrique dans le développement des chaînes de valeur pour l’économie », il a insisté sur « les opportunités de développement qu’offre l’Afrique » s’appuyant sur la vision globale du groupe. « Nous faisons plus que du transport et de la logistique », a-t-il dit, avant de situer « l’importance du rail et des transports publics pour une Afrique durable ».
Au-delà des investissements attendus à l’instar de la réalisation de la boucle ferroviaire devant desservir plusieurs pays subsahariens notamment des pays d’hinterland, Bolloré railways en Afrique, c’est actuellement 2.700 km de voies ferrées, 2,6 millions de tonnes de marchandises transportées par an, 1 million de passagers transportés annuellement pour 3.400 employés.
Cette vision de développement d’après des sources rejoint les préoccupations de l’Union africaine (UA) à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) dont la mise en place intégrée des corridors d’infrastructures est essentielle pour réaliser le développement industriel en Afrique et pour contribuer à la reprise économique et à la résilience post pandémie Covid-19.
Le 7e Forum des affaires UE-Afrique (EABF22) qui se déroule en ligne et en présentiel jusqu’au 18 février prochain à Bruxelles (Belgique) est co-organisé par la Commission européenne, la Commission de l’Union africaine, ainsi que des organisations d’entreprises européennes et africaines. Plusieurs thématiques sont à l’ordre du jour, entre autres, la voie de la reprise économique en vue de favoriser l’opportunité panafricaine, l’intégration des chaînes de valeur de l’Europe et de l’Afrique, les infrastructures et la connectivité, le financement et la croissance durable de l’Afrique, l’énergie durable.
