Le Fonds monétaire international (FMI) a fait savoir que l’Afrique du Sud sera confrontée à une croissance terne malgré une reprise plus rapide que prévu après la pandémie de Covid-19. Dans un communiqué publié vendredi 11 février, l’institution de Bretton Woods prévoit que la croissance rebondira à 4,6% en 2021, après s’être contractée de 6,4% en 2020.
Cependant, l’institution monétaire s’est montrée optimiste. Estimant que la reprise économique devrait s’accentuer dans un contexte de faibles taux de vaccination et d’interdictions de voyager à l’étranger décidée en raison de la variante Omicron. Malgré cette note positive, le FMI soutient que la reprise économique demeure fragile car elle s’est accompagnée d’une aggravation du chômage (34,9%), d’un faible crédit bancaire au secteur privé et d’un faible investissement privé.
Le FMI note que « malgré le rebond de la croissance, la pauvreté et les inégalités n’ont pas montré de signes d’amélioration ». Ajoutant que « dans ce contexte, les fondamentaux macroéconomiques se sont affaiblis et les vulnérabilités ont augmenté ».
Concernant le déficit budgétaire, l’organisation signale qu’il a grimpé à 9,7% du PIB en 2020, avant de baisser à environ 8,4% en 2021. Pour sa part, la dette publique a atteint près de 70% du PIB en 2021.
Dans ses perspectives, le FMI indique que l’Afrique du Sud connaîtra une certaine reprise de la croissance à court terme, mais restera terne à moyen terme. Selon ses prévisions, la croissance devrait atteindre 1,9 % en 2022, avant de redescendre à 1,4 % à moyen terme. Une situation due àdes contraintes structurelles à l’investissement, l’incertitude politique actuelle et une dette publique élevée, entravant la création d’emplois.
