L’Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad) va fournir une subvention de 56 millions USD à l’Agence africaine d’assurance commerciale (ATI). Le financement sera réparti sur une période de 5 ans et entre les garanties en espèces de première perte pour les diverses initiatives.
Cette subvention est destinée à la poursuite de la mise en œuvre de la Facilité régionale de soutien à la liquidité (RLSF) d’ATI et le développement de produits d’assurance ou de garanties supplémentaires à l’appui des initiatives du secteur des énergies renouvelables de petite et moyenne taille.
« Cet instrument innovant aide à débloquer les financements privés nécessaires pour combler le déficit d’accès à l’énergie, tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est un outil important pour catalyser les investissements commerciaux indispensables dans/vers le secteur de l’énergie en Afrique », note-t-on dans un communiqué de l’ATI publié ce jeudi 10 février.
Lancée en 2017 par ATI et la Banque allemande de développement (KfW), la RLSF a pour mission de faire face aux risques de liquidité à court terme dans le financement de projets d’énergie renouvelable de petite et moyenne taille en Afrique subsaharienne, en combinant la gamme de produits d’assurance d’ATI avec un instrument de soutien à la liquidité.
« Ce partenariat intervient à un moment opportun alors que l’Afrique constate un intérêt accru des acteurs publics et privés dans le secteur des énergies renouvelables. La subvention permettra à ATI de soutenir davantage de projets atteignant la clôture financière, augmentant ainsi la capacité de production d’électricité et soutenant une croissance économique durable en Afrique », commente le Zimbabwéen Manuel Moses, directeur général d’ATI.
Basée à Nairobi (Kenya), son agence a clôturé l’année 2020 avec une exposition brute de 6,3 milliards USD et un bénéfice net de 39,4 millions USD, en raison d’une forte demande pour les solutions d’assurance de la part du secteur financier international et des gouvernements africains.
