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Afrique centrale : la CAN en catalyseur de l’intégration régionale

L’Afrique centrale traîne une vieille réputation, celle de la zone la moins intégrée du continent avec des échanges intra-communautaires autour de 3% contre une moyenne continentale de plus de 15%. La libre circulation des personnes et des biens reste très faible à cause de l’insuffisance des infrastructures et des pesanteurs politiques. Pourtant, à la faveur…

L’Afrique centrale traîne une vieille réputation, celle de la zone la moins intégrée du continent avec des échanges intra-communautaires autour de 3% contre une moyenne continentale de plus de 15%. La libre circulation des personnes et des biens reste très faible à cause de l’insuffisance des infrastructures et des pesanteurs politiques.

Pourtant, à la faveur de la 33è édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) que vient d’abriter le Cameroun du 9 janvier au 6 février 2022, l’on a pu apprécier la fluidité des mouvements des populations bravant ces difficultés. Ces personnes constituées non seulement de supporters gabonais et équato-guinéens dont les équipes participaient à la compétition, mais aussi des Centrafricains, Congolais et Tchadiens dont des milliers d’habitants ont tenu à vivre sur place au Cameroun, la fête du football continentale.

Une belle preuve de solidarité et d’intégration régionale qui n’a pas échappé au président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Daniel Ona Ondo, pour qui l’organisation de la CAN pourrait être une source d’inspiration pour la CEMAC, cette compétition ayant montré que « la libre circulation des personnes et des biens est possible sans obstacles ». Autrement dit, a-t-il insisté, « la CAN a permis aux peuples de se connaître. Les gens se critiquent parce qu’ils ne se connaissent pas. La CAN a donné l’occasion aux Gabonais, aux Congolais, aux Centrafricains de venir au Cameroun et de mieux connaître tous les peuples ».

Ainsi, tous les goulots d’étranglement de l’intégration sous-régionale devraient être levés, ce qui implique certes, la volonté de tous, même si la responsabilité des gouvernants est davantage engagée. Pour atteindre cet objectif, « il est question pour nous d’en prendre conscience surtout qu’au niveau des Etats, la libre circulation a été actée », a-t-il poursuivi.

La mise en place des infrastructures routières, aéroportuaires, énergétiques, des télécommunications et autres devrait favoriser cette intégration, ce qui pour le président de la Commission démontre qu’au-delà des obstacles, « la CEMAC avance ».

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