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Bourse: contrat de liquidité obligatoire à la BVMAC

La redynamisation du marché financier régional impose de nouvelles conditions d’admission à la cote de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Sur la base de ce principe, le contrat de liquidité devient obligatoire. La liquidité d’un titre se mesure par le volume des échanges sur ce titre, une action étant liquide lorsque…

La redynamisation du marché financier régional impose de nouvelles conditions d’admission à la cote de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Sur la base de ce principe, le contrat de liquidité devient obligatoire. La liquidité d’un titre se mesure par le volume des échanges sur ce titre, une action étant liquide lorsque les conditions du marché permettent d’acheter et de vendre rapidement cette action et sans impacter le prix car plus le taux de rotation est élevé, plus l’action est jugée liquide.

Ce descriptif est loin d’être le cas pour la BVMAC dont la situation au 31 décembre 2021 dans le compartiment actions affiche un ratio de liquidité de 1,03% tandis que celui des obligations est de 5,03%. Des données qui justifient à suffisance l’illiquidité du marché boursier de l’Afrique centrale et son incapacité à se positionner comme un dispositif efficace de financement des économies de la sous-région.

Pour résoudre en partie ce problème d’illiquidité du marché, le conseil d’administration de la bourse a pris deux mesures fortes publiées sous forme d’avis le 28 janvier 2022 de systématiser pour les émetteurs d’actions et d’obligations faisant appel public à l’épargne, l’obligation de signer un contrat de liquidité avec une société de bourse.

« Sur le plan pratique, le contrat de liquidité emporte obligation pour la société émettrice qui sollicite l’admission de son titre à la cote, de mettre à la disposition d’une société de bourse une enveloppe financière et des titres en utilisant comme assiette, le volume de l’emprunt souscrit par les investisseurs personnes-physiques. Il est fixé à 2% et 0,5% de l’assiette respectivement pour le montant en espèces et la dotation en titres », informe la BVMAC.

Les anciens émetteurs ont une période de trois mois pour se conformer à cette nouvelle disposition règlementaire. Actuellement, cinq actions et dix obligations sont cotées à la BVMAC pour une capitalisation boursière de 686 milliards de FCFA, soit 1,2 milliard de dollars.

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