La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la communauté économique des Etats ouest-africains (Cédéao) qui s’est réunie ce jeudi 3 février à Accra au Ghana en session extraordinaire sur les situations politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, sous la présidence de Nana Akufo-Addo, a décidé de maintenir la pression sur les militaires au pouvoir en Guinée.
Après examen du mémorandum présenté par Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de l’organisation régionale, les chefs d’État ont pris note de la récente création par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), du Conseil national de transition (CNT) en tant qu’organe législatif. Ils ont, cependant, exprimé leurs préoccupations sur l’absence d’un calendrier qui définit la durée de la transition, cinq mois après l’arrivée des militaires au pouvoir. Ce qui, selon le communiqué qui a sanctionné la rencontre, amène en conséquence la Conférence des chefs d’État à maintenir toutes les sanctions imposées à la Guinée, tout en exigeant la publication d’un calendrier devant conduire au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
La Cédéao indique qu’elle s’engage toutefois à accompagner la Guinée pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
