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Suite à son défaut, la Junte malienne s’explique et se lave à grande eau

Depuis le baroud d’honneur de Laurent Gbagbo en 2011, aucun  État membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) n’avait fait faux bond face aux attentes légitimes et apolitiques des investisseurs. D’où les interrogations soulevées suite au défaut enregistré par le Mali le 31 janvier sur le marché des titres publics géré par l’Agence UMOA-Titres. Certes,…

Depuis le baroud d’honneur de Laurent Gbagbo en 2011, aucun  État membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) n’avait fait faux bond face aux attentes légitimes et apolitiques des investisseurs. D’où les interrogations soulevées suite au défaut enregistré par le Mali le 31 janvier sur le marché des titres publics géré par l’Agence UMOA-Titres. Certes, il ne s’agit pas d’un défaut à proprement parler ainsi que le rappelle le ministre malien des Finances, dans une note adressée aux investisseurs. Ce warning tombe suite à l’échéance et non, comme cela devait être le cas, avant celle-ci. Voici les explications maliennes: 

«Le Ministre de l’Economie et des Finances du Mali a le profond regret d’informer les investisseurs que, suite aux conclusions des sommets extraordinaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, tenus le 09

janvier 2022 à Accra (Ghana), la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a pris les mesures suivantes à l’encontre de l’Etat du Mali :

le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques à la BCEAO;

le blocage de tous les transferts de l’Etat malien passant par les systèmes de paiement de la Banque Centrale».

Dans son propos, le ministre estime que ces «mesures constituent une violation grave des dispositions pertinentes de

l’article 4 des statuts de la BCEAO qui stipule que: « Dans l’exercice des pouvoirs et dans l’accomplissement des missions qui leur sont conférés par le Traité de l’UMOA et par les présents Statuts, la Banque Centrale, ses organes, un membre quelconque de ses organes ou de son personnel ne peuvent solliciter, ni recevoir des directives ou des instructions des

institutions ou organes communautaires, des Gouvernements des Etats membres de l’UMOA, de tout autre organisme ou de toute autre personne… ».

Et le communiqué de poursuivre : « A cause de ces restrictions et malgré des avoirs suffisants du Trésor public du Mali dans ses livres, la Banque centrale n’a pas procédé au règlement de l’échéance du 28/01/2022 au titre du paiement du coupon sur les Obligations Assimilables du Trésor référencées ML0000001577 et

ML0000001585 pour un montant total de 2 699 664 000 FCFA. Cette pratique de la BCEAO constitue une violation de l’article 11 du Règlement N°06/2013-CM-UEMOA sur les Bons et Obligations du Trésor émis par voie d’adjudication ou de syndication avec le concours de l’Agence UMOA-Titres ».

L’Etat du Mali dit déplorer ces pratiques contraires aux règles de fonctionnement du marché monétaire et financier régional et ses conséquences préjudiciables sur les investisseurs.

En tout état de cause, l’Etat du Mali, qui dit  toujours honoré ses engagements sur le marché financier, tient à rassurer les investisseurs de sa volonté et de sa capacité à faire face ses engagements.

Aussi, les échéances non réglées seront immédiatement payées dès la levée des restrictions ». Quand ? C’est toute la question.

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