Le processus d’intégration en Afrique centrale pourrait franchir un palier important cette année avec la mise en œuvre des projets intégrateurs. Un an après la table ronde de Paris (France) qui a permis de mobiliser 4,2 milliards de dollars en vue d’assurer le financement de onze projets intégrateurs dans le cadre du Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), les choses commencent à se préciser sur la conduite de ce programme de développement d’envergure.
Dans cette perspective, les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont identifié quatre projets intégrateurs couvrant les secteurs des transports, des échanges, d’interconnexion des réseaux électriques et de la communication pour impulser le mouvement. Au cours de cette année, plus de 530 milliards de FCFA (environ 1 milliard de dollars) seront investis dans la réalisation des projets communautaires en sus, traduisant dans les faits, les résolutions prises par la conférence des chefs d’Etat de la CEMAC le 18 août 2021.
Pour les quatre projets faisant office de pionnier, il s’agit notamment de l’interconnexion des réseaux électriques Cameroun-Tchad pour une enveloppe de 185 milliards de CFA (318 millions de dollars) sur financement de la Banque mondiale (BM), la Banque africaine de développement (BAD) et le Cameroun ; la construction de l’université inter-Etats Cameroun-Congo pour les campus de Sangmélima et Ouesso ; l’aménagement de la route Ndendé-Dolisie devant relier le Gabon au Congo où plus de 170 milliards de FCFA (292 millions de dollars) seront injectés avec les concours financiers de la BAD et de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) ; l’aménagement du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena pour faire la jonction Congo-Centrafrique-Tchad où plus de 150 milliards de FCFA (285 millions de dollars) mobilisés par la BAD et la BDEAC devraient permettre à ce projet de prendre corps.
