La junte militaire au pouvoir au Burkina Faso a annoncé lundi 31 janvier, avoir rétabli la constitution qu’elle avait suspendue une semaine plus tôt. Cette décision est accompagnée de la modification des institutions « en attendant la mise en place des organes de transition ».
Il s’agit des dispositions contenues dans un « acte fondamental » lu à la télévision nationale par le lieutenant-colonel Cyprien Kaboré. Le texte, en dehors de la levée de la suspension de la Constitution, précise que le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) « assure la continuité de l’État en attendant la mise en place des organes de transition ». Sans donner d’autre détails.
Par ailleurs, note l’acte fondamental de 37 articles daté du 29 janvier, le MPSR est l’organe central de définition et d’orientation de la politique sécuritaire, économique, sociale, de développement et de la restauration de l’intégrité territoriale. Il est composé d’un président, de deux vice-présidents, d’un coordonnateur et de commissions.
A noter que l’annonce de l’acte fondamental et de ses dispositions a coïncidé avec la visite d’une délégation conjointe de l’ONU et de la Cédéao dans le pays. Elle y a rencontré Paul-Henri Sandaogo Damiba qui s’est fait, aux termes de l’acte, « président du Faso, chef de l’État, chef suprême des forces armées nationales ».
