Moins d’une semaine après que le burkinabé Roch Marc Christian Kaboré fut renversé, voilà qu’un autre “président démocratiquement élu”, le général Umaro Sissoco Embaló de la Guinée Bissau, est face à son destin.
À l’heure où s’écrivaient ces lignes, des soldats lourdement armés encerclaient le building administratif où le président, le premier ministre et l’ensemble du gouvernement tenait un conseil des ministres extraordinaires. Les premières images de Bissau font état de confusion générale et des scènes d’affrontements jusque devant le palais présidentiel. Des affrontements entre loyalistes et putschistes dépend désormais le sort du chef d’Etat Bissau guinéen, Umaro Sissoco Embaló, aux abonnés absents. Dans un communiqué, la Cedeao déclare suivre avec attention la situation, condamne la « tentative de coup d’État » et « tient les militaires responsables de l’intégrité physique du président Umaro Sissoco Embalo ».
Pour sûr, l’Afrique de l’Ouest est engagé dans un processus qui risque de remettre en cause ses acquis démocratiques et sa stabilité qui en faisaient un endroit attractif pour les investissements.
