Malgré la persistance de la pandémie avec les nouveaux variants, les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont consolidé leur résilience grâce, entre autres, aux mesures apportées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) qui s’est traduit par la baisse des taux directeurs depuis juin 2020, la baisse du taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations et la baisse du taux d’intérêt du guichet de prêt marginal. Ce qui a abouti à un taux de croissance de 6,4% dans la région en 2021. Mais cette reprise économique va être accompagnée, selon les experts du marché financier régional, par une inflation de 3,2% contre 2% en 2021.
Les facteurs de risques comme les évolutions négatives des crises sociopolitiques et des tensions terroristes dans l’Union, la fin des interventions des banques centrales, la hausse attendue des taux d’intérêt et les mauvaises performances des entreprises cotées pourraient reconfigurer l’économie, selon la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
Les économies de l’Union ont levé, en 2021, 1.840,41 milliards de FCFA d’emprunts obligataires avec des opérations sur titres de capital qui avoisine 5,27 milliards. Les projections de croissance du PIB pour 2022 s’établissent à 6,4% et 7,9% en 2023. La Côte d’Ivoire est le pays qui devrait enregistrer la plus forte croissance en 2022 avec 7% du PIB.
Le directeur général de la BRVM/DC-BR, Edoh Kossi Amenounve, affirme pour sa part que son institution a connu plusieurs phases. Une alternance de phase haussière et baissière. Mais 2020, selon lui, marque la fin du cycle baissier.
