La quatrième édition des Rencontres du Marché des Titre Publics de l’UEMOA débute aujourd’hui en mode hybride sous le thème de «la gestion de portefeuille en zone
UMOA : levier de performance des investissements sur le MTP.» L’occasion de revenir sur la gestion collective dans la zone UEMOA, fort de 25 sociétés de gestion et de 100 OPCVM. La dynamique du marché s’apprécie à travers son évolution passée de 65 milliards d’actifs sous gestion en 2010 à 700 milliards en 2020.
Comme le rappelait Adrien Diouf, directeur général de l’Agence UMOA-Titres, à l’ouverture de la troisième édition 2021 des Rencontres du marché des titres publics (REMTP), la gestion collective permet d’«accompagner nos États et de renforcer la résilience de notre marché».
Le gap de financement des pays de l’UEMOA est estimé à 100 mille milliards de FCFA selon Serge Ekué, président de la BOAD, en se basant sur les plans de développement des pays de la zone.
La gestion collective permet de diversifier les risques, avec des gains néamoins lissés. Le marché de l’UEMOA nécessite des réformes de l’avis des opérateurs qui appellent à l’unicité du dépositaire central, à une meilleure animation du marché avec des contrats de liquidité.
Le marché est dominé par les banques qui représentent jusqu’à 90% des souscriptions contre 20% au Nigeria, 40 % au Kenya. Les offshores sont 20% au Nigeria, au Ghana et au Kenya contre moins de 1% dans l’UEMOA. Les institutionnels locaux, adeptes du “buy and hold”, pèsent 8,63% du marché soit 1200 milliards de Franc CFA. Les institutionnels offshores pèsent 100 milliards de FCFA, estime Abdoulaye Karamoko de Enko Capital. L’UEMOA qui compte 5 caisses de dépôt nécessite un cadre permanent de concertation et des textes communautaires rénovés. À noter que les banques qui détiennent 25% de leurs bilans en titres publics ne peuvent pas détenir des actifs à 30 ans, ayant une transformation limitée.
Enjeux du Kenya au Maroc
L’ambition du marché financier des titres publics c’est le renforcement de la dette en monnaie locale. En 2019, l’on notait 7 000 milliards de FCFA levés par adjudication et 1700 milliards par syndication.
La gestion collective pèse 0,8% du PIB au Kenya contre 26% au Maroc. Dans le premier exemple, 90% des fonds appartiennent aux institutionnels. Mais de Nairobi à Abidjan, la mobilisation des fonds à long terme reste un objectif stratégique. En mars 2020, les fonds sous gestion étaient estimés à 590 millions de dollars sous gestion. Les Money Market Fund représentent 90% du marché kenyan. Dans un pays comme le Maroc, 90% des investisseurs dans les fonds sont des institutionnels.
