Les taux d’intérêt des principales banques centrales d’Afrique subsaharienne ne devraient pas connaître de changement dans les prochains jours. Selon une enquête réalisée par l’agence Reuters publiée ce mardi 25 janvier, les banques centrales du Nigeria, du Kenya et du Ghana maintiendront respectivement leurs taux à 11,50%, 7,00% et 14,50%.
Selon Razia Khan, économiste en chef chez Standard Chartered Bank cité par le sondage, la réunion du Comité de politique monétaire de la Banque centrale du Nigéria portera principalement sur la politique de change. Pour sa part, la Banque centrale du Kenya devrait maintenir inchangé son taux directeur à 7,00%, avec des risques d’inflation croissants, et la normalisation de la politique sera probablement un objectif clé de la conférence de presse. Cependant, le Ghana et l’Afrique du Sud ont entamé un resserrement l’année dernière, et la deuxième économie du continent devrait à nouveau relever les taux à 4,00%.
A noter que les taux d’intérêt des banques centrales du Kenya et du Nigéria sont relativement bas depuis environ 2015.
L’enquête cite également la Financial Derivatives selon laquelle les pressions inflationnistes accrues pourraient forcer la plupart des banques centrales en Afrique à adopter une politique monétaire de contraction, suivant les traces de certaines économies avancées.
Les États-Unis devraient enregistrer des hausses de taux allant jusqu’à trois quarts de point de pourcentage cette année, à compter de mars, et plus probablement en 2023 et 2024. Ce qui attirera les flux de capitaux vers le dollar, ce qui affaiblira probablement les monnaies locales et alimentera l’inflation.
Le sondage de Reuters suggère que les taux augmenteront d’ici fin septembre à 15,00%, 7,50% et 12,50% respectivement au Ghana, au Kenya et au Nigeria.
« La croissance au Ghana, au Kenya et au Nigeria devrait se redresser cette année, ces économies devant croître de 5,1%, 5,0% et 2,8% après une année 2021 difficile en raison de la pandémie de coronavirus », note le rapport.
