C’est le premier message qu’il publie sur les évènements qui ont débuté dans la nuit de samedi 22 au dimanche 23 janvier, lorsque les mutineries ont éclaté dans plusieurs casernes de Ouagadougou et dans quelques villes de province du Burkina Faso.
« Notre Nation vit des moments difficiles. Nous devons en ce moment précis sauvegarder nos acquis démocratiques. J’invite ceux qui ont pris les armes à les déposer dans l’intérêt supérieur de la Nation. C’est par le dialogue et l’écoute que nous devons régler nos contradictions », lit-on sur le compte Twitter du président Roch Marc Christian Kaboré (capture ci-après). Sans aucune autre précision.

Toutefois, plusieurs sources annoncent, depuis ce lundi matin, l’arrestation du chef de l’Etat auquel la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) a apporté son soutien dans ce qu’elle appelle « une tentative de coup d’Etat ». Dans un communiqué publié à la mi-journée (le deuxième en quelques heures), l’organisation régionale a indiqué qu’elle « condamne cet acte d’une extrême gravité qui ne saurait être toléré au regard des dispositions réglementaires pertinentes ». Et d’ajouter qu’elle tient les militaires responsables de l’intégrité physique de Roch Marc Christian Kaboré.
Un décret publié dimanche soir et attribué au président instaure un couvre-feu entre 20h et 5h 30 du matin, ce jusqu’à nouvel ordre.
Depuis ce matin, des militaires sont positionnés à l’entrée des locaux de la chaine nationale de télévision, et une déclaration serait attendue.
