Le 31e sommet de la Ligue Arabe devait avoir lieu en mars mais a été reporté sine die sous fond de profondes divergences idéologiques et diplomatiques. Les pays du Golfe tiennent à en fixer l’agenda ligne par ligne au grand dam de l’Algerie du Président Abdelmadjid Tebboune qui souhaite mordicus inscrire certaines questions dans l’ordre du jour. Il s’agit notamment de la guerre au Yémen, de la question syrienne (pays suspendu de la Ligue Arabe) et last but not least de la normalisation engagée par plusieurs pays arabes avec Israël.
Afin d’éviter que la “Conférence d’Alger” ne se transforme en réquisitoire contre leurs politiques étrangères, Riyad, Abu Dhabi et Le Caire ont obtenu que l’agenda du sommet soit fixé le 9 mars en marge de la réunion des ministres des affaires étrangères de la Ligue Arabe prévue au Caire. Le sommet devrait être déplacé en avril à la fin du mois de Ramadan. En visite à Alger, Houssam Zaki , secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, a déclaré le 19 janvier devant la presse sa satisfaction des moyens mobilisés par l’Algérie pour la réussite du prochain sommet arabe.
Le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, en visite au Caire, à Riyad et Abou Dhabi ces derniers jours se heurte aux subtilités diplomatiques des émirs du Golfe sur diverses questions dont celles de la Palestine, de l’Iran ou encore du Sahara.
