Les avoirs de Bamako bloqués au niveau de la BCEAO et de toutes les banques commerciales de la CEDEAO.
Le Mali est officiellement coupé du monde depuis ce 9 janvier. Les chefs d’Etat de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont décidé de fermer les frontières terrestres et aériennes de leurs pays respectifs avec Bamako où une junte a pris le pouvoir au terme d’un double coup d’Etat à 9 mois d’intervalle avec un objectif d’une transition de cinq ans.
Après moult négociations, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont décidé de suspendre toutes les transactions commerciales avec Bamako à l’exception des biens de consommation essentiels et des médicaments.
Réunis en marge de ce sommet, les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont suivi la CEDEAO comme le montre le gel des avoirs de Bamako auprès de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et dans les banques centrales et commerciales de tous les pays de la CEDEAO. De même, le Mali est suspendu de toute aide financière des institutions financières de la CEDEAO (BIDC et BOAD).
« Ces sanctions seront appliquées immédiatement et resteront en vigueur et ne seront progressivement levées qu’après la finalisation d’un chronogramme acceptable et convenu et le suivi de progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme des élections », indique le communiqué issu de la réunion d’Accra.
Par ailleurs, compte tenu de l’impact potentiellement déstabilisateur sur le Mali et sur la région, créé par cette transition au Mali, les chefs d’Etat ont décidé d’activer immédiatement la Force en Attente de la CEDEAO, qui devra être prête à toute éventualité.
La Conférence appelle l’Union africaine, les Nations Unies et les autres partenaires à soutenir le processus d’application de ces sanctions et à continuer d’apporter leur soutien à une transition politique acceptable au Mali.
Malgré le démenti du gouvernement de transition malien, la CEDEAO reste profondément préoccupée par le rapport cohérent sur le déploiement d’agents de sécurité privée au Mali avec son impact potentiellement déstabilisateur sur la région de l’Afrique de l’Ouest. La conférence note que cette situation est étroitement liée à la transition politique au point mort dans le pays.
Les chefs d’État et de gouvernement expriment leur profonde gratitude à Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana et Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, pour son leadership dans la réussite du Sommet.
