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Nouveau record de la dette mondiale

Strastophérique. La dette mondiale a bondi de 28 % en 2020 pour atteindre 226 000 milliards de dollars soit 256 % de la dette de l’ensemble des pays membres du FMI et de la Banque Mondiale. Il s’agit de la plus forte augmentation jamais  enregistrée depuis la seconde guerre mondiale selon les statistiques du FMI. Comparée…

Strastophérique. La dette mondiale a bondi de 28 % en 2020 pour atteindre 226 000 milliards de dollars soit 256 % de la dette de l’ensemble des pays membres du FMI et de la Banque Mondiale. Il s’agit de la plus forte augmentation jamais  enregistrée depuis la seconde guerre mondiale selon les statistiques du FMI.

Comparée avec le reste du monde, la moyenne de la dette publique africaine, entre 55 et 60% du PIB, ferait rêver si le service de remboursement des intérêts associés et du principal ne représentait le premier poste budgétaire de la Côte d’Ivoire au Malawi et du Maroc à Djibouti.

Dans ce stock mondial, il faudrait isoler la dette publique. Celle-ci atteignait 87 000 dollars à la fin 2021, soit 99% du PIB, soit un point de plus que la dette des entreprises. La dette des ménages est de 58%. Devrait-on en déduire que l’essentiel des instruments de renflouement post pandémie est orienté vers le financement des programmes publiques et du soutien des entreprises plutôt que le soutien du pouvoir d’achat des contribuables ?

L’augmentation rapide de la dette des États de Washington à Pekin a le mérite de confirmer la convergence des ex républiques socialistes avec les économies dites de marché dans la gestion des grandes crises. L’Europe, les USA, le Japon et la Chine concentrent l’essentiel de la dette des États. Là aussi, l’on relève une fracture accentuée entre les pays développés et ceux dits en développement si tant est que ce vocable englobant ou non la Chine a encore du sens. Les pays industrialisés ont vu leurs dettes bondir de 19 % pour atteindre 122,7% de leurs PIB.  En 2007, cette dette était de 70% de leur PIB. 

Les pays pauvres ont vu, eux, leurs dettes bouger de 5 points pour atteindre 49,9% du PIB. 

Les pays émergents et les pays en développement à faible revenu ont fait face à des conditions de financement beaucoup plus restrictives, même si la situation s’est révélée très variable d’un pays à l’autre. À elle seule, la Chine a occasionné 26 % de la flambée de l’endettement au niveau mondial. Le groupe des pays émergents (Chine exceptée) et celui des pays à faible revenu ne sont responsables que d’une petite part de l’augmentation de la dette mondiale, entre 1 000 et 1 200 milliards de dollars chacun, principalement en raison d’un accroissement de leur dette publique.

La possibilité du recours à la planche à billet avec la maîtrise de l’inflation donne des avantages considérables aux pays développés. Ainsi des États Unis d’Amérique qui ont vu son ratio de la dette sur  PIB progresser de 25 points en deux ans.

Face à cet endettement record, aux relèvements attendus des taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation et à l’arrêt des programmes d’injection des fonds de la part des économies développées, il est à craindre que les conditions d’accès au marché ne soient plus difficiles en 2022.

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