Les appels de pied du candidat de l’extrême droite sont restés sans effet. Au risque de déroger à la traditionnelle Akwaba (hospitalité ivoirienne) le président Alassane Ouattara (PRADO pour la jeunesse ivoirienne) n’a pas reçu son encombrant visiteur en dépit de nombreuses pressions provenant de certains milieux d’affaires de l’Hexagone.
Les portes du palais de la lagune Ebrié et celles de la résidence privée de Riviera Golf sont restées fermées devant celui qui rêve de déloger Emmanuel Macron en 2022 et, partant, de renvoyer les africains chez eux.
Déjà laissé en rade à son arrivée le 22 décembre devant les tapis des bagages de l’Aéroport Felix Houphouët Boigny, Éric Zemmour n’a pas eu droit au salon d’honneur dont l’accès est désormais très réglementé par le protocole ivoirien. Le candidat du grand remplacement n’aura pas eu non plus les honneurs du Sofitel 5 étoiles, destination préférée des officiels français. Trop cher pour son budget de campagne ?
En lieu et place, Éric Zemmour a séjourné dans le confortable Hôtel Tiama détenu par les frères Omaïs. L’établissement est situé en face du Commissariat du Plateau, tout près de la Présidence.
Éconduit aussi dans son projet de fêter Noël avec les soldats français de la base de Port-Bouët à Abidjan, Zemmour s’y est contenté d’une visite éclair le jeudi 23 décembre 2021, se faisant taper sur les doigts par le ministère français des Forces Armées pour avoir posté quelques tweets et médiatisé une visite sensée être sobre.
Le chroniqueur de Cnews aura tout juste apprécié le sens de l’hospitalité africaine en terminant sa soirée devant un très assaisonné plat ivoirien à la Zone 4, au restaurant La Parenthèse, au milieu de quelques expatriés français triés sur le volet. Suffisant pour qu’il change de fusil d’épaule? Wait and see.
