En sommet ce 12 décembre 2021 à Abuja, les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont rejeté tout prolongement de la transition dans ce pays sous la botte militaire depuis un double coup d’Etat en août 2020 et en mai 2021.
Les dirigeants de la Communauté ont unanimement réitéré leurs exigences de scrutins présidentiel et législatif au 27 février 2022 au plus tard. Des sanctions additionnelles à la nature non encore dévoilée viendront s’ajouter à celles prononcées il y a un mois et ciblant 150 personnalités dont le premier ministre Choguel Maiga, l’un des faucons du gouvernement de transition en poste à Bamako. La junte dirigée par Assimi Goïta n’a pas d’autre choix que de se plier aux injonctions de la communauté. Dans ces conditions, les assises nationales de la refondation (ANR) prévues du 27 au 30 décembre sont condamnées d’ores et déjà à être un non événement tant la fermeté des chefs de l’Etat ne souffre d’aucune autre interprétation.
Autre dossier chaud, celui de la Guinée Conakry. Tout en saluant le placement du président déchu Alpha Condé à la résidence de son épouse, la CEDEAO demande expressément au putschiste Mamadou Doumbouya de présenter un calendrier de la transition.
Résolus à faire barrage aux coups d’Etat militaire, les chefs d’Etat sont restées fermes contre les arguments qui de Bamako à Conakry plaident pour un prolongement de la transition sous fond de tenues de consultations nationales. Ce 60 éme sommet de la CEDEAO s’est déroulé sous le signe de la défense des acquis démocratiques au sein de l’organisation régionale la plus structurée d’Afrique.
