Le projet de loi de finance pour l’année 2022 présenté dimanche 28 novembre aux députés sénégalais table sur une croissance de 5,5% du PIB contre 5% en 2021. Le déficit budgétaire devrait s’élever à 4,8%.
Dans le budget de 5 160 milliards de FCFA (soit 7,8 milliards d’euro) présenté aux députés, il est constaté une masse salariale de 952 milliards de FCA, en progression de 5% par rapport à l’exercice précédent. Les intérêts de la dette publique devraient, eux, progresser de 7% pour s’établir à 350 milliards FCFA en 2022.
Les recettes du projet de loi de finances pour l’année 2022 sont arrêtées à 3610, 7 milliards de FCFA, contre 3225,9 durant l’exercice précédent et les dépenses à 4394,7 milliards de FCFA contre 3969,9 milliards de FCFA.
Le projet de loi de Finance a été défendu par Abdoulaye Daouda Diallo et Amadou Hott, respectivement ministres des Finances et du budget et ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération.
L’année 2022 sera marquée, côté réformes, par l’opérationnalisation du nouveau cadre juridique et institutionnel des partenariats public privé (PPP)’’.
Le cadre comporte un dispositif accordant une discrimination positive au secteur privé local pour tous les projets de moins de 5 milliards de FCFA.
En outre, pour les PPP, 33% au moins du capital des sociétés de projets devront être aux mains du privé local. D’autres dispositions à venir vont fixer la part revenant au privé local dans l’exécution des contrats PPP.
